Organisation Nationale Anti Dopage (ONAD) Fédération Wallonie-Bruxelles

10. Association interdite

10° l’association, à titre professionnel ou sportif, entre un sportif ou une autre personne soumise à l’autorité d’une organisation antidopage et un membre du personnel d’encadrement du sportif, lequel :

a) soit, purge une période de suspension;

b) soit, a été condamné ou reconnu coupable, dans une procédure pénale, disciplinaire ou professionnelle, d’avoir adopté un comportement qui aurait constitué une violation des règles antidopage si des règles conformes au Code avaient été applicables à cette personne. Le statut disqualifiant de ladite personne sera en vigueur pendant six ans à compter de la décision pénale, professionnelle ou disciplinaire, ou pendant la durée de la sanction pénale, disciplinaire ou professionnelle imposée, selon celle de ces deux périodes qui sera la plus longue;

c) soit, sert de couverture ou d’intermédiaire pour une personne telle que décrite au a) ou b).

Pour que la violation des règles antidopage visée au 10° puisse être établie, l’ONAD de la Communauté française ou l’AMA doivent, au préalable, notifier au sportif ou à l’autre personne, le statut disqualifiant du membre du personnel d’encadrement du sportif et la conséquence potentielle de l’association interdite à laquelle le sportif ou l’autre personne s’expose.

Dans le cas visé au 10°, l’ONAD de la Communauté française notifie également, au personnel d’encadrement du sportif concerné, qu’il a fait l’objet d’une notification au sportif ou à l’autre personne, dans le cadre d’une association potentiellement interdite.

Le personnel d’encadrement du sportif dispose de 15 jours, à dater de la notification visée à l’alinéa qui précède, pour établir, par toute voie de droit, qu’aucun des critères repris de a) à c) du 10° ne lui est applicable.

Dans le cas visé au 10°, il incombe au sportif ou à l’autre personne d’établir que l’association avec le membre du personnel d’encadrement du sportif, telle que décrite de a) à c) ne revêt pas un caractère professionnel ou sportif.

Après la notification visée à l’alinéa 3 du 10° et pour autant que le membre du personnel d’encadrement du sportif n’ait pas pu établir qu’aucun des critères repris de a) à c) au 10° ne lui était applicable, l’ONAD de la Communauté française informe l’AMA que ce membre du personnel d’encadrement du sportif répond à l’un des critères repris de a) à c).

Le Gouvernement fixe les modalités de la procédure de notification visée au 10°.

Sanction prévue: 1 à 2 ans*

*Concrètement, les sanctions encourues varient selon les circonstances dans lesquelles la violation a été commise.

Dans certaines circonstances exceptionnelles, comme l’absence de faute ou de négligence, l’absence de faute ou de négligence significative, qu’il appartiendra au sportif de démontrer, la période de suspension en principe applicable pourrait être réduite, voire, dans certains cas, annulée.

À l’inverse, en cas de récidive ou de violations multiples, les sanctions seront naturellement plus sévères que celles indiquées ci-dessus.

ATTENTION

Cette violation des règles antidopage est également considérée comme une infraction pénale, potentiellement punissable des peines suivantes :

  • emprisonnement de 6 mois à 5 ans et/ou :
  • amende de 5 à 50 euros.

En cas de récidive, sur le plan pénal, dans les deux ans qui suivent un jugement de condamnation, sur base de cette infraction, ces peines peuvent être doublées.