Organisation Nationale Anti Dopage (ONAD) Fédération Wallonie-Bruxelles

Passeport biologique


Qu’est-ce que le Passeport biologique de l’athlète (PBA) ?

Le Passeport Biologique de l’Athlète (PBA) est un dossier électronique individuel propre à chaque sportif, dans lequel sont compilés les résultats de tous les tests antidopage réalisés dans le cadre de ce programme sur une période donnée.

Il est  basé sur le suivi au fil du temps de variables biologiques sélectionnées qui révèlent indirectement les effets du dopage, par opposition à la détection traditionnelle du dopage au moyen d’analyses.

Le passeport de chaque sportif contient :

  • les résultats des tests urinaires individuels,
  • les résultats des tests sanguins individuels,
  • un profil hématologique établi sur la base des résultats de l’analyse des paramètres hématologiques d’une série d’échantillons sanguins,
  • un profil stéroïdien comprenant le niveau de stéroïdes dans une série d’échantillons urinaires.

 

 


Quels sont les modules du PBA ?

Le PBA comprend actuellement 2 modules :

1. Le module hématologique :
celui-ci vise à détecter les méthodes d’amélioration du transport de l’oxygène, y compris le recours aux agents stimulants de l’érythropoïèse* et toutes les formes de transfusion ou de manipulation sanguine.

> Le module hématologique évalue les variables liées à la manipulation sanguine par l’intermédiaire de l’analyse de l’échantillon de sang du sportif.


*érythropoïèse : ensemble des processus de production des érythrocytes (globules rouges) dans la moelle osseuse, sous la dépendance de l’érythropoïétine (EPO).


2. Le module stéroïdien :
celui-ci vise à détecter les stéroïdes anabolisants androgènes* endogènes** et les autres agents anabolisants, dont les modulateurs sélectifs des récepteurs des androgènes.

> Le module stéroïdien évalue les variables liées à la prise de stéroïdes anabolisants par l’intermédiaire de l’analyse de l’échantillon d’urine du sportif.


* classe d'hormones stéroïdiennes liée à une hormone naturelle humaine : la testostérone.
** non produits par l’organisme du sportif

 

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Quels sportifs possèdent un PBA ?

Pour répondre à cette question, nous devons aborder les 2 modules séparément.

Module stéroïdien :
Les variables stéroïdiennes de tous les échantillons d’urine sont automatiquement analysées, ce qui signifie en somme que tout sportif ayant fait l’objet d’une analyse fait partie d’un programme de Passeport.
Dès que l’on analyse plus d’un échantillon d’urine appartenant à un sportif, un profil longitudinal stéroïdien est créé dans ADAMS.

Module hématologique :
Ne s’applique qu’aux sportifs d’élite et seulement pour certaines disciplines (cyclisme, athlétisme,…)

 

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Quels contrôles sont menés dans le cadre du PBA ?

Les sportifs inclus dans le programme du passeport biologique de l’athlète (les 2 modules) sont soumis aux contrôles suivants :

> des tests sanguins menés en compétition, durant la période précédant les épreuves et hors compétition, afin d’établir un profil hématologique,

> des tests d’urine menés en compétition, durant la période précédant les épreuves et hors compétition, afin d’établir un profil stéroïdien.

 

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Quand les échantillons sont-ils collectés ?

Les échantillons de sang et d’urine peuvent être collectés pendant une compétition, durant les périodes de préparation/d’entraînement ou encore lors de l’intersaison.

Les sportifs peuvent donc être amenés à fournir des échantillons de sang ou d’urine à tout moment de l’année où qu’ils se trouvent.

 

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Qu’est-ce qu’un profil hématologique ?

Le profil hématologique consiste en une série de tests concernant les sportifs d’élites concernés, rassemblés en un profil permettant de cerner les limites de chaque individu.
Chaque échantillon est comparé avec les niveaux hématologiques « normaux » du sportif.
Tout écart significatif pourra faire l’objet d’investigations, qui pourront indiquer des manipulations sanguines.

Cette approche repose sur le principe de la détection « indirecte ».
Les experts scientifiques ne seront pas en mesure de « voir » une substance interdite dans un échantillon.
En revanche, ils pourront comparer les paramètres de ce nouvel échantillon avec ceux mesurés dans les échantillons précédents. Les écarts peuvent ainsi révéler de possibles manipulations.
Il est impossible pour un sportif de maintenir un profil cohérent s’il fait l’objet de manipulations sanguines pour améliorer ses performances et/ou échapper aux contrôles antidopage.

 

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Le PBA remplace-t-il les méthodes classiques de contrôle du dopage?

Non.

La lutte contre le dopage repose sur plusieurs stratégies comprenant le contrôle direct des sportifs, mais aussi des preuves réunies dans le contexte de violations des règles antidopage sans contrôle positif.
En combinant ces stratégies, et en en développant d'autres pour répondre aux menaces émergentes, la lutte contre le dopage gagne en efficacité.


La méthode typique de contrôle du dopage, qui consiste à détecter les substances interdites ou leurs métabolites dans les échantillons du sportif, demeure efficace.

Cependant, cette approche atteint ses limites lorsqu’un sportif fait l’usage de substances de façon intermittente ou à faibles doses.
De plus, les nouvelles substances ou les substances interdites qui ont été modifiées (p. ex. les substances dont la structure a été modifiée) peuvent être difficiles à détecter à l’aide des méthodes analytiques classiques.

Au cours des dernières années, les protocoles de dopage sont de plus en plus planifiés scientifiquement et ont su profiter des failles dans les protocoles traditionnels. Le PBA complète le processus de contrôle antidopage classique dans le but d’accroître la rentabilité des programmes antidopage.

 

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